Musique

Le Casi-UO œuvre à la création d’une culture populaire et migrante depuis toujours.
Voici les productions les plus récentes, fruits des activités et des projets menés avec différentes groupes fréquentant le Casi-UO.

Ce recueil de la chorale « Bella Ciao » est composé de chants sur l’émigration composés à Bruxelles entre 1973 et 1988. Une grande partie de ces chansons, destinées à commenter des scènes de cinq représentations théâtrales écrites sur mesures par des jeunes non acteurs fréquentant l’« Université ouvrière », est disponible sur de glorieux LP en vinyl qui ne sont malheureusement plus disponible aujourd’hui. Si nous n’avons pas d’illusions sur le marché, les problématiques traitées dans ces textes ne sont pas dépassées et leur contenu reste d’une grande actualité. Il s’agit des difficultés rencontrées par la deuxième génération des immigrés italiens, espagnols et marocains, qui alors se confrontaient à toutes ces incompréhensions qu’aujourd’hui nous connaissons mieux. De cette époque, désormais lointaine, ces chants transmettent la sensibilité et le langage en noir et blanc, mais aussi toute la force et la vigueur pédagogiques qu’ils transmettent encore aujourd’hui. Ce qui nous intéressait n’était pas de « faire du beau » mais bien de « faire du vrai ». Ces chansons jouées et chantées par des jeunes comme tant d’autres proposent une méthodologie d’approche qui nous semble du plus grand intérêt. Si les protagonistes ont changé de nom et de nationalité, leur vécu continue de nourrir des révoltes et des souffrances. 

            Les musiques sont issues des traditions populaires qui ont commenté des siècles d’efforts, de peines et d’abus. Les textes en revanche ont été réécrits pour donner un exutoire, un espoir, de la confiance à ces jeunes qui grandissaient (et qui continuent à grandir) marginalement et avec une rage sourde dans le cœur. Donner une voix et une mélodie à cette rage nous a semblé une opération permettant de regarder en avant, en apprenant à transformer la rage en engagement et l’engagement en réussite. Oui, car ces chansons, nées sans prétentions, ont connu un certain succès radiophonique et télévisé duquel nous conservons un fier souvenir. Une mémoire qui nous semble capable de lancer des défis positifs au futur. Seul celui qui sait d’où il vient, dit-on, saint où aller.

Qualcuno si chiederà che senso abbia riproporre oggi delle canzoni composte a Bruxelles tra il 1973 e il 1988. La domanda, ovvia e sensata, richiede qualche spiegazione. Buona parte di queste canzoni, destinate a commentare alcune scene di cinque rappresentazioni teatrali scritte su misura per dei giovani non attori che frequentavano la “Università operaia”, sono disponibili solo su gloriosi LP in vinyl, oggi fuori mercato e fuori accessibilità. Se non abbiamo alcuna illusione sul mercato, le problematiche severe di cui parlano non sono tramontate e il loro contenuto resta di grande attualità. Si tratta in effetti delle difficoltà delle seconde generazioni di immigrati italiani, spagnoli e, più tardi, marocchini che allora si affacciavano alla cronaca con tutte le incomprensioni che oggi conosciamo addirittura meglio. Di quell’epoca, ormai lontana, contengono le sensibilità e il linguaggio in bianco e nero, ma anche tutta la forza e il vigore pedagogico che ancora trasmettono. Non ci importava fare bello, ma fare vero. Queste canzoni suonate e cantate da giovani come tanti, senza alcuna preparazione né velleità di entrare nello show business, propongono una metodologia di approccio che ci pare di alto interesse. Se i protagonisti hanno cambiato nome e nazionalità, il loro vissuto continua a nutrire rivolte e sofferenze.

            Le musiche sono quelle delle tradizioni popolari che hanno commentato secoli di fatiche e di soprusi. I testi invece sono stati scritti per dare sfogo, fiducia e speranza a dei giovani che crescevano (e continuano a crescere) marginali e con nel cuore una rabbia sorda. Dare parola e musica a questa rabbia, ci pare un’operazione capace di aiutare ad alzare gli occhi verso il futuro perché impari a trasformare la rabbia in impegno e l’impegno in successo. Si, perché queste canzoni, nate con poche pretese, hanno conosciuto un buon successo radiofonico e televisivo di cui conserviamo una fiera memoria. Una memoria che ci pare in grado di lanciare sfide positive al futuro. Solo chi sa da dove viene, è stato detto, sa dove può andare.  

Canzoniere dell'emigrazione CD 1

Canzoniere dell'emigrazione CD 2