Ciné-Club

Les soirées Paroles sur images ont le but de susciter une réflexion et une discussion autour de différentes thématiques d’actualité à partir d’un film ou d’un documentaire.

Via cette activité nous rencontrons d’autres associations et acteurs et nous prenons le temps de discuter, mais aussi de soutenir des luttes existantes et de relayer leurs raisons et revendications.

Nous faisons aussi attention à créer des liens entre des situations qui se produisent en Italie et en Belgique, et nous soutenons des manières alternatives de produire et distribuer des œuvres culturelles, avec nos amis et partenaires de openddb.fr

Les dernières projections, accompagnées de débats

Le 02.12.21 à 19h : projection-débat « Enfants d’ici, Parents d’ailleurs » (Belgique, 2019, 52’) de Bachir Barrou. 
Organisé par le Casi-Uo en collaboration avec Le CFS-ep asbl.
Où ? Au CFS-ep asbl, Rue de la victoire 26, 1060 Saint-Gilles. 
Le film documentaire « Enfants d’ici, Parents d’ailleurs » aborde la question de la migration et, plus spécifiquement, celle du vécu des personnes issues de l’immigration. Souvent tiraillé entre une identité attribuée et une identité revendiquée, ce vécu migratoire diffère-t-il d’une génération à l’autre ? Comment s’approprier cette question de façon singulière tout en l’inscrivant dans une histoire commune ? À travers les récits de Raouf, Sarah, Nabil, Carlos, Leïla, Gilles, … « Enfants d’ici, Parents d’ailleurs » dévoile un autre regard et lève le débat sur la question identitaire qu’on assimile à la question migratoire. Alors que les personnes issues de l’immigration sont souvent renvoyées à faire, socialement ou symboliquement, un choix entre deux pays, le documentaire nous montre qu’une autre voie est possible ! Celle de l’autodétermination et de l’interpellation du pays d’accueil car finalement…l’intégration n’est-elle pas à double sens ?
Une production Nomad’s Prod.
 
Nous débattrons avec un membre de l’équipe du film sur la question de l’intégration qui s’invite traditionnellement dans les débats sur l’immigration et est le plus souvent envisagée en fonction d’attentes définies d’en haut. Loin de la réalité vécue par les personnes directement concernées, elle évacue ainsi ce qu’elle est susceptible de représenter en termes d’identité, notamment dans ce qu’elle comporte de tiraillement culturel, d’espoirs intimes et de déceptions incarnées aussi. Une distance avec l’expérience que le dialogue intergénérationnel et/ou intercommunautaire, facilité parfois par l’action associative, est à même de réduire. Dans quelle mesure la mémoire et l’histoire de l’immigration, par une telle mise en partage, permettraient de sortir des assignations identitaires ? Et en quoi leur patrimonialisation pourrait-elle finalement constituer un facteur d’intégration ?

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Le 28.10.21 à 19h : projection-débat « SHIFT » (Belgique, 2021, 61’) de Pauline Beugnies. 
Organisé par le Casi-Uo en collaboration avec Le CFS-ep asbl.
Où ? Au CFS-ep asbl, Rue de la victoire 26, 1060 Saint-Gilles. 
« SHIFT, c’est l’histoire d’un coursier à vélo avec plus de 20.000 km au compteur, qui a porté le « maillot à pois », qui se bat quotidiennement contre un algorithme. Un jour, ce coursier dit que non, il n’est pas d’accord d’être payé à la tâche malgré la « coolitude » de son métier devenu un « flexi-job ». Partant de l’histoire singulière de Jean-Bernard, poursuivi en justice aux côtés de l’État belge par Deliveroo, SHIFT raconte l’histoire d’une transformation personnelle et d’un combat face aux conditions de travail et au projet de société du capitalisme de plateformes.»
Une production du Centre Vidéo de Bruxelles.
 

Débat :

Économie « de plateforme » ou « collaborative », «uberisation », « flexi-job»… autant de termes qui ont envahi l’univers professionnel en se présentant comme le modèle par excellence de liberté dans le travail. Or s’ils peuvent se revêtir de la légitimité acquise dans nos sociétés par le droit au travail, les transformations qu’ils induisent atteignent également au seuil de la légalité les droits des travailleurs. Au-delà de la précarité de statut ou encore de la subordination digitalisée qui relèvent de la domination néo-libérale, comment expliquer l’emprise de ce nouveau régime sur l’emploi ? De quels moyens les travailleurs disposent-ils pour améliorer leurs conditions de travail ? Et alors que les procès se multiplient, quelles réglementations les parties peuvent-elles invoquer ?
Nous en discuterons avec :
– Claudia Marà (Centre for Sociological Research – KUL), spécialiste des relations de travail et de l’économie de plateforme en Europe
– Nada Ladraa (MOC Bruxelles) investie dans la lutte à Bruxelles
– un coursier

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Le 18.10.21 à 18h15 : projection-débat « Un Paese di Calabria » de Shu Aiello et Catherine Catela en présence de Aboubakar Soumahoro (Invisibili in movimento)
Organisé par le Casi-Uo en collaboration avec : Patronato Inca-Belgio, Circolo Arci Bruxelles, Cultura Contro Camorra, Filef Nuova Emigrazione, Apriamo i porti, Emergency Bruxelles, Invisibili in movimento, Io sto con Mimmo Lucano – Belgio
Où ? Au Cinéma Aventure, Rue des Fripiers 15, 1000 Bruxelles (Galerie du Centre) 
QUAND LA SOLIDARITÉ EST SOUS ATTAQUE, S’ORGANISER EST UN DEVOIR
 
Synopsis : comme beaucoup de villages du sud de l’Italie, Riace a longtemps subi un exode rural massif. Un jour, un bateau transportant deux cents kurdes échoue sur la plage. Spontanément, les habitants du village leur viennent en aide. Petit à petit, migrants et villageois vont réhabiliter les maisons abandonnées, relancer les commerces et assurer un avenir à l’école.
 
Débat : le film montre qu’un autre accueil est possible. Riace était en effet devenu un village modèle d’intégration. Malheureusement, cette situation était inacceptable en Italie, surtout dans une phase de consolidation du pouvoir de Matteo Salvini au gouvernement en 2018. Une action en justice sera menée contre Mimmo Lucano, le bourgmestre qui avait mis en place ce système efficace de solidarité et d’émancipation. Le 2 octobre 2021 il a été condamné à treize ans de prison et à 700 000 euros d’amende pour des raisons absurdes. Par exemple, pour la gestion des déchets il n’aurait pas respecté les marchés publics… Une action judiciaire-politique que nous voulons contraster avec nos moyens, même ici à Bruxelles. Participons, débattons, organisons-nous!

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24.06.21: « THE MILKY WAY – avant-première belge »
Le Casi-Uo et le Collectif Formation Société asbl vous invitent à la projection-débat du docu-reportage “The Milky Way – Personne ne se sauve tout seul” en présence du réalisateur, Luigi D’Alife.
Quand ? le jeudi 24 juin 2021 à 18h50
Où ? Au Cinéma Palace, 85 Boulevard Anspach – 1000 Bruxelles
Prix ? 5€. Préventes disponibles. Contactez-nous au
PROGRAMME DE LA SOIRÉE
18h50 – 19h00 | Ouverture des portes
19h00 – 20h20 | Projection
20h20 – 21h00 | Débat avec
+ LUIGI D’ALIFE, réalisateur du documentaire. Né à Crotone, en Calabre (Italie), Luigi D’Alife est documentariste et réalisateur. En mai 2017, il publie « Binxet » (2017 – 94’) racontant la condition du peuple kurde en Rojava. Au début 2018, il se dédie à l’observation d’une autre frontière, celle qui divise l’Italie et la France.
+ CLAUDIO CADEI, auteur de la bande sonore du film et président de l’association SMK videofactory. SMK Factory est une maison de production créée en 2009 à Bologne (Italie) par un groupe de média-activist.e.s, fondatrice de OpenDDB (https://www.openddb.fr), réseau de distribution indépendante
— Synopsis —
SOUS-TITRES EN FRANÇAIS
De jour, les montagnes entre Clavière et Montgenèvre sont traversées par des milliers de skieurs sur la neige du domaine skiable « La Voie Lactée ». De nuit, elles sont parcourues en cachette dans les bois par des dizaines de migrants qui laissent l’Italie pour continuer leur voyage au-delà de la frontière française.
The Milky Way est l’histoire de la solidarité des habitants et des dangers affrontés par les migrants, racontée à travers des histoires de vie et une graphic novel animée ayant comme toile de fond le monde de la montagne et la conscience que – tout comme à la mer – ici on ne laisse personne seul.

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Emigration et exploitation : un binôme incontournable? Le travail des personnes migrantes dans l’agriculture
 
La division internationale du travail profite de longue date à l’agriculture, par nature pourvoyeuse d’emplois saisonniers. Le temps des récoltes, ce secteur concentre chaque année une main-d’œuvre au statut précaire, devenant un lieu de gravitation de migrants en nombre.

Si dans de nombreux pays européens, leur recrutement a été enrayé par la crise sanitaire, une issue semble avoir été trouvée dans l’embauche de personnes migrantes dont la présence fut soudainement considérée comme une opportunité.
 
Quelles sont les motivations qui font en sorte que l’embauche de personnes migrantes devient, à des moments spécifiques, une opportunité intéressante pour le patronat ? Comment est-ce qu’on pourrait renverser la fonction de l’émigration, d’outil à disposition du patronat à occasion de circulation de pratiques de lutte et solidarité pour les travailleur.se.s ?

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La participation politique des migrants et des personnes d’origine étrangère : stade final de l’intégration ?

Traduisant un intérêt croissant dans les différents partis politiques pour des listes électorales reflétant davantage la composition de la société, l’augmentation à partir du milieu des années 1990 de candidats se distinguant par une origine étrangère a été tantôt saluée pour sa prise en considération des minorités, tantôt dénoncée comme complaisante avec le communautarisme. Dans une ville aussi cosmopolite que Bruxelles, et en particulier dans les communes concentrant une forte population issue de l’immigration, dans quelle mesure cette intégration démocratique de la diversité a-t-elle dynamisé le vivre ensemble ?

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Dans cette période délicate, où le web risque d’être la seule arène disponible, nous devrions avoir des outils plus raffinés pour y naviguer, pour se défendre et pour l’améliorer. Le documentaire I fili dell’odio (Le fil de la haine) de Tiziana Barillà, Daniele Nalbone et Giulia Polito réalisé par Valerio Nicolosi nous aide à le faire. Débat en ligne avec le réalisateur.

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Lien Youtube du documentaire

Reportage réalisé par Carla Falzone « Italia Lockdown – I due mesi che hanno cambiato il nostro paese. E se non fosse andato tutto bene? » pour Fanpage.it sur la réponse italienne à la première vague. Débat en ligne avec la réalisatrice.

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Site – Fanpage pour le documentaire

Dans le contexte de la Résistance italienne (1943 à 1945), le documentaire de Alessia Proietti pose un regard sur l’expérience des femmes qui ont combattu dans les formations partisanes. Débat en présence du Collectief 8 Mars.

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Un film de Nanni Moretti en présence de Herminia Rodriguez, médecin exilée en Belgique après le coup d’État au Chili de 1973.

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En présence de Luigi D’Alife, réalisateur du court métrage

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En présence des organisateurs du Tournoi antiraciste de football de Bruxelles. 

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En présence des organisateurs du Tournoi antiraciste de football de Bruxelles.

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En présence de Cecilia Fasciani, réalisatrice du documentaire.

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En présence de Sabrina Varani, réalisatrice du documentaire.

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En présence de Loredana Bianconi, réalisatrice du documentaire.

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En présence de Marie Virginie Brimbois, aide-ménagère, déléguée syndicale et protagoniste du documentaire.

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En présence de Gérald Renier formateur syndicale.

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En présence de La Ligue des Nettoyeuses, un collectif de femmes sans et avec papiers, soutenu par le MOC et par le comité des travailleurs sans et avec papiers de la CSC-Bruxelles.

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En présence des les militantes de Le poisson sans bicyclette.

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En présence de Benjamin Durand, réalisateur du documentaire, et de Manu, un parmi les grévistes protagonistes du documentaire. Avec la participation musicale de Michel Gilbert du groupe GAM (Groupe d’Action Musicale) qui nous a présenté des chants de lutte.

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En présence des militant.e.s des JOC et de la campagne Stop Répression.

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En présence des militant.e.s du Centro sociale occupato Ex-Opg “Je so’ pazzo”.

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En présence de Matteo Di Calisto réalisateur du documentaire ; Karine Seront, direction de la Fédération Bruxelloise de l’Union pour le Logement (FéBUL) ; Rémy Renson, responsable de l’accompagnement des associations Insertion par le Logement (membres de FéBul).

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Le ciné-club du Casi, « Paroles sur images », a lieu une fois par mois. En règle générale, un film documentaire est projeté et est suivi d’un débat avec l’intervention d’acteurs de terrain. La programmation varie en fonction de l’actualité sociale qui oriente les thématiques saisonnières du ciné-club.

L’objectif de ce ciné-club est de créer des ponts entre la réalité bruxelloise, la réalité italienne, la nouvelle migration italienne à Bruxelles, la population bruxelloise… C’est pourquoi nous projetons tant des films issus de productions alternatives en Italie, peu diffusés à l’étranger, que des films abordant des thématiques liées aux spécificités belge ou internationale.

Les intervenants que nous invitons permettent de renforcer ces liens et donc de nourrir les réflexions menées. Les films sont toujours en langue originale et les sous-titres sont en italien et/ou en français, les débats sont en français avec la possibilité d’avoir une traduction simultanée en italien. Ceci nous permet de rassembler dans une même salle, autour des mêmes discussions, des représentant de la population bruxelloise et de l’immigration italienne à Bruxelles. Les différents récits, expériences et actualités peuvent ainsi dialoguer.

Nous avons travaillé sur la ville de Bruxelles et ses différentes réalités culturelles et sociales, sur les différentes formes de participation politique, sur le travail, sur la colonisation-décolonisation etc. En 2018 nous avons organisé deux cycle de documentaires : le premier sur la participation politique et le deuxième sur le travail et les luttes sociales.

Le cycle sur la participation politique de documentaires du 2018 a eu comme fil conducteur les pratiques de participation politiques. En octobre 2018 il y a eu les élections communales auxquelles les citoyens étrangers avaient la possibilité de participer. Nous avons proposé à notre public des documentaires et des débats qui d’un côté voulaient rappeler cette possibilité et de l’autre affirmer que la participation politique ne se réduit pas aux élections. Ballots instead of bullets disent les Américains : des élections, pas des balles pour résoudre les conflits. Entre les deux options, il y a d’autres parcours qui peuvent être menés par les peuples pour faire entendre leur voix et pour imposer leurs projets. Pour traduire ce raisonnement en pensée, nous avons proposé quatre documentaires. Le thématique abordées ont été: la Résistance au Nazifascisme, la crise du logement en Italie, l’action sociale en Italie et la répression. Les documentaires proposés, dont la plupart sont sous-titrés en français, donnent l’image d’une Italie vivante qui ne capitule pas : au contraire, elle est capable de trouver des solutions collectives à des problèmes sociaux qui sont parfois vécus comme individuels.

Le cycle sur le travail est les luttes liées au travail des projection-débat du 2018 de septembre à décembre, a eu comme fil conducteur le travail et les luttes dans le monde du travail. Nous avons choisi cette thématique parce que le travail est au coeur de nos existences et que, trop souvent, les décisions importantes n’y sont pas prises par les travailleurs, qui sont pourtant les premiers concernés.En Europe, pendant les 30 années qui ont suivi la Deuxième guerre mondiale, les travailleurs ont pu partiellement imposer leur voix, grâce à leur force : chaque droit social a été une conquête. Depuis 40 ans, ces victoires n’ont cessé d’être remises en cause par le néolibéralisme. Non content de s’attaquer aux organisations des travailleurs et à la grève, le discours dominant nous raconte qu’il n’y a plus des classes, ni d’antagonismes de classe. Il n’y aurait plus d’ouvriers, si ce n’est dans les pays étrangers : en Occident l’existence même des travailleurs et de leurs intérêts spécifiques sont niés. Malgré ces efforts menés par les classes dominantes pour voiler la réalité du terrain, les faits sont autres et les travailleurs sont loin d’accepter d’être transformés en objets ou marchandises. Pour cela la lutte continue : pour le salaire, pour le temps, pour les conditions de travail, pour la vie et l’existence. Avec nos quatre projections nous avons voulu contribuer à cette lutte en stimulant des réflexions afin de faciliter la rencontre, la reconnaissance réciproque et l’organisation. Nous avons utilisé quatre documentaires dont deux de production belge, un français et un italien.